Lors des manifestations contre le projet de budget Finance Bill 2024 au Kenya en juin dernier, la répression a causé la mort de 39 personnes tandis que 361 ont été blessées.
La population kenyane était massivement descendue dans les rues pour protester contre le président Ruto et contre ce nouveau projet de réforme fiscale, frappant durement le pouvoir d’achat des Kényans.
Malgré le caractère pacifique des manifestations, la réaction des autorités a été marquée par l’utilisation d’une force inutile et injustifiée qui a causé la mort de plusieurs personnes ainsi que des blessures graves.
Les forces de l’ordre se sont rendues responsables de nombreuses violations des droits fondamentaux de la population, puisque la Haute Cour du Kenya a en effet rappelé que l’article 37 de la Constitution du Kenya garantit pour chaque citoyen.ne le droit de participer à un rassemblement, de manifester, de se regrouper pour protester et de présenter des pétitions aux autorités publiques pacifiquement et sans armes.
Les standards internationaux en matière de droits humains, tels que formulés par l’ICCPR (International Covenant on Civile and Political Rights), notamment le droit de rassemblement pacifique, ont également été violés.

