Les 10 et 11 février 2025, la France accueillera le Sommet pour l’action sur l’intelligence artificielle (IA), un rendez-vous international réunissant décideurs politiques, entreprises, chercheurs et représentants de la société civile. Ce sommet vise à définir un cadre de gouvernance mondiale pour garantir que l’IA soit utilisée dans l’intérêt général, tout en protégeant les droits humains.
L’intelligence artificielle offre des opportunités immenses, notamment pour améliorer l’accès aux droits fondamentaux dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la justice. Mais elle comporte également des risques majeurs : biais algorithmiques, surveillance de masse, violations des libertés individuelles ou impact environnemental.
Sans cadre de régulation harmonisé, ces dérives risquent d’aggraver les inégalités et d’exclure des millions de personnes.
Face à ces enjeux, le Sommet pour l’action sur l’IA vise à élaborer un socle commun de gouvernance mondiale pour garantir que l’IA soit développée et utilisée dans l’intérêt collectif. Dans un contexte marqué par la fragmentation des initiatives, il est essentiel de rassembler les États, les entreprises, les ONG et les chercheurs pour aligner leurs efforts.
Inspiré par des initiatives telles que l’AI Act de l’Union européenne, le sommet cherchera à promouvoir des normes techniques partagées, une interopérabilité des systèmes et un audit renforcé. L’AI Act fixe des standards clairs pour protéger les libertés fondamentales et la sécurité tout en équilibrant le potentiel économique des technologies d’IA. Ce cadre européen pourrait influencer les standards internationaux et servir de modèle pour une utilisation éthique de l’IA.

