Sondage sur la perception des délits mineurs et des peines alternatives au Maroc

ASF et l’Observatoire Marocain des Prisons (OMP) ont réalisé un sondage visant à évaluer la perception de la population marocaine sur les délits mineurs et les peines alternatives au Maroc.

L’objectif est d’orienter les réformes législatives et d’améliorer les pratiques des acteur·rice·s judiciaires pour réduire la détention des personnes poursuivies pour des infractions mineures.

L’enquête repose sur une étude quantitative auprès d’un échantillon représentatif de la population marocaine (n=1009), équilibré selon la région, le genre, l’âge et la catégorie socioprofessionnelle.

Le sondage met en évidence une perception contrastée des délits mineurs au Maroc, influencée par des critères sociaux, régionaux et culturels.

Bien que les délits liés à la pauvreté soient plus tolérés, d’autres infractions, notamment sociétales et religieuses, restent fortement criminalisées.

Par ailleurs, les peines alternatives sont largement acceptées comme solutions viables, notamment le travail d’intérêt général et l’amende journalière.

Le sondage souligne également un traitement différencié selon les catégories sociales, avec une criminalisation plus marquée des personnes pauvres et jeunes.

Enfin, l’impact du casier judiciaire est perçu comme un obstacle majeur à la réinsertion, ce qui ouvre un débat sur sa suppression progressive pour certains délits mineurs.

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