À l’heure où la Journée internationale des droits des femmes fait écho aux luttes féministes partout dans le monde, l’essor de l’extrême droite suscite de vives inquiétudes. Bien connu pour son idéologie raciste et xénophobe, ce mouvement s’appuie également sur un conservatisme exacerbé et une vision “naturaliste” des rôles de genre, où la femme est cantonnée à la sphère domestique et reproductive. Dans ce schéma, la « femme idéale » est mère, épouse et ménagère, tandis que toute émancipation via la contraception ou l’avortement est rejetée.
Derrière son discours xénophobe, l’extrême droite associe souvent les violences faites aux femmes et l’immigration, minimisant le patriarcat qui traverse toutes les sociétés. Les femmes racisées, migrantes ou voilées se retrouvent particulièrement ciblées, car considérées comme des menaces pour la « pureté nationale ». L’extrême droite se féminise aussi, donnant l’impression d’être moins dangereuse : des femmes y occupent désormais des postes clés, ce qui soulève la question de leur rôle dans un système patriarcal qu’elles contribuent parfois à légitimer.
Si l’extrême droite s’impose aujourd’hui dans de nombreux pays, soit par ses scores électoraux, soit par la diffusion de ses idées dans d’autres partis, elle se heurte néanmoins à la résistance de nombreux·ses citoyen·ne·s. Les associations féministes, en première ligne du combat, impulsent des mobilisations citoyennes pour protéger l’égalité et l’État de droit. Cette journée internationale, ayant lieu le 8 mars, nous rappelle qu’il faut défendre sans relâche les droits fondamentaux de toutes.

