Le 14 février 2025, lors de sa 1261ème réunion au niveau des chefs d’État et de gouvernement, le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) a adopté une résolution appelant à un cessez-le-feu immédiat et à la protection urgente des civils dans l’est de la RDC.
Cette résolution condamne fermement l’action de groupes armés comme le M23, exige la fin de toute occupation étrangère, demande la restauration des services essentiels dans la ville de Goma, et la reprise immédiate des négociations politiques. Les États membres de l’UA sont tenus de respecter et d’appliquer les décisions du CPS.
Deux jours avant la tenue du Sommet de l’UA, une lettre ouverte, adressée aux chefs d’État de l’UA à l’occasion de ce 38e sommet, a été signée par 30 organisations en vue de les inciter à inclure certaines mesures dans leur résolution. A la déception des organisations signataires, la résolution n’a pas inclus la mise en place d’une mission d’établissement des faits pour évaluer les crimes commis et mieux lutter contre l’impunité.
Dans cette lettre, les organisations dénoncent la persistance des violences et des violations des droits humains, ainsi que l’exploitation illégale des ressources naturelles. Elles exhortent l’UA à intensifier ses efforts pour protéger les civils, soutenir les défenseur·e·s des droits humains et assurer la redevabilité des responsables de crimes de guerre.
Par ailleurs, le 13 février, les député·e·s européen·ne·s ont adopté une résolution enjoignant la Commission et le Conseil de suspendre immédiatement le protocole d’accord UE-Rwanda sur les chaînes de valeur durables pour les matières premières. Il·elle·s demandent en outre de geler l’aide budgétaire directe au Rwanda tant que ce pays n’aura pas mis fin à son ingérence en RDC et cessé d’exporter des minerais provenant des zones contrôlées par le M23.
Depuis lors, le M23 a étendu son offensive vers le Sud-Kivu et pris le contrôle de Bukavu, tandis que l’Ouganda a augmenté son déploiement de troupes en Ituri, y compris à Bunia.

