Le 4 mars 2025, la Ligue arabe a tenu un sommet extraordinaire au Caire, à la demande de l’État de Palestine, pour examiner les graves évolutions liées à la cause palestinienne. Le communiqué officiel réaffirme que la question palestinienne demeure la « cause centrale » du monde arabe et condamne fermement tout déplacement forcé de la population, dénoncé comme une violation grave du droit international et un crime contre l’humanité.
Face aux destructions massives dans la bande de Gaza, les États arabes ont approuvé le plan de reconstruction proposé par l’Égypte, qui s’appuie sur une solution à deux États et reconnaît l’Organisation de libération de la Palestine comme représentant légitime du peuple palestinien. Ce programme, estimé à 53 milliards de dollars sur cinq ans, prévoit d’abord une phase de six mois dédiée au déblaiement, au déminage et à la mise en place de logements temporaires pour plus de 1,5 million de personnes. Deux autres étapes suivront, incluant la réhabilitation des infrastructures essentielles et la création d’un port maritime ainsi que d’un aéroport. Un fonds spécifique est institué pour soutenir financièrement ces efforts.
Le communiqué appelle également à la mise en œuvre intégrale du cessez-le-feu, à l’arrêt du blocus imposé à l’entrée de l’aide humanitaire et à la reprise d’un processus politique crédible menant à une solution à deux États. Les dirigeants insistent sur la nécessité d’une gouvernance transitoire confiée à un comité de technocrates, puis au retour progressif de l’Autorité palestinienne.
Ce plan affiche une opposition unifiée contre le projet de Trump de transformer l’enclave en “Riviera du Moyen-Orient”. Le 8 mars, l’Organisation de la coopération islamique a également adopté le plan pour la reconstruction de la bande de Gaza. Dans un communiqué commun, quatre pays européens, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni et l’Italie, ont « salué » le plan pour Gaza de la Ligue Arabe qui présente, selon eux, « une voie réaliste vers la reconstruction de Gaza ». Son principal défi reste toutefois le financement et l’obtention d’un large soutien international.
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